Le projet de loi « rétention II » sur la récidive criminelle doit, pour être efficace :
- Etendre l’applicabilité de la « surveillance de sûreté » à toutes les personnes condamnées à 10 ans de prison (et non 15 ans de réclusion)
- Simplifier les modalités pratiques de cette surveillance de sûreté en portant sa durée à deux ans et en garantissant son effectivité en cas de refus du condamné
Au-delà de ces ajustements nécessaires, lutter contre la récidive nécessite :
- Une inversion du modèle dominant : les personnes à risque de récidive doivent être suivies, sous bracelet électronique mobile, a l’issue de leur peine (plutôt que de se voir accorder un aménagement de leur peine à mi-parcours)
- Une refonte de l’évaluation de la dangerosité en France, fondée sur les meilleurs standards scientifiques internationaux

