L’écart croissant entre la peine prononcé et la peine réellement exécutée est préjudiciable à la crédibilité du système judiciaire.

Une conception dangereuse de la justice gagne du terrain, dans les esprits comme dans les textes.

Selon celle-ci, il conviendrait désormais de séparer le jugement en deux étapes successives : le prononcé d’une peine par le tribunal, puis la détermination des modalités concrètes de son exécution par le juge de l’application des peines (JAP).

Une telle conception témoigne d’un certain mépris pour les citoyens et les victimes, puisque les peines prononcées devant eux n’ont plus vocation à être exécutées. L’institution judiciaire dans son ensemble risque de perdre toute crédibilité, d’autant que le système proposé ne manquera pas de multiplier les décisions de justices inadaptées.

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