La rétention de sûreté, instituée par la loi du 25 février 2008, a pour objet de neutraliser les personnes condamnées à au moins 15 ans de réclusion et dont la probabilité de récidive est très élevée à leur sortie de prison.
Toutefois, censurée partiellement par le Conseil constitutionnel, la mesure ne pourra pas s’appliquer avant une douzaine d’années. Ses conditions d’applications sont par ailleurs très restrictives.
C’est pourquoi la loi doit être complétée. En particulier, les mesures de sûreté comme la « surveillance judiciaire » et le « suivi socio-judiciaire » doivent être renforcées, pour mieux suivre les condamnés dangereux à l’issue de leur peine.

