Olivier Halleguen, chef de service psychiatrie au centre hospitalier d'Erstein décrit l'état des lieux de la prise en charge des patients psychiatriques dangereux et formule des propositions pour une meilleure prise en compte de la dangerosité en psychiatrie.

La prise en charge des patients dangereux suivis en psychiatrie est une question récurrente, posée le plus souvent à l’occasion de faits divers dramatiques.

En France, ce type de prise en charge est du ressort de l’hospitalisation publique en psychiatrie, au sein de services qui gardent une capacité et des moyens de psychiatrie générale.

Un état des lieux a été dressé prenant pour exemple l’évolution des moyens du centre Hospitalier d’Erstein depuis son ouverture. Le constat est celui d’une diminution très importante des capacités d’accueil.

Cette tendance est nationale. Dans un contexte de maîtrise budgétaire drastique, le patient dangereux semble même avoir disparu des grandes orientations en psychiatrie.

Au-delà de ce constat, et à la faveur d’un contexte législatif en évolution visant à sécuriser le parcours de soins des patients les plus dangereux, l’auteur formule un certain nombre de propositions visant à instaurer une politique globale de la prise en compte de la dangerosité en psychiatrie.

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