Vu sur le net : le meilleur de la semaine
07/08 Catégories : Juges, Prisons, Récidive
1. Slate (.com) publie un excellent article sur la question des téléphones portables en prison. Le problème aux Etats-Unis est le même qu’en France : de plus en plus de détenus parviennent à s’en procurer, et les utilisent pour continuer à gérer leurs trafics ou même pour organiser leur évasion.
La solution évoquée la plus intéressante est le brouillage total du signal des téléphones portables dans l’enceinte des prisons. L’inconvénient, bien sûr, c’est que le personnel ne pourrait pas non plus les utiliser, même en cas d’urgence. L’article évoque toutefois la possibilité d’effectuer un brouillage sélectif, laissant la possibilité à des utilisateurs bien identifiés de téléphoner.
2. Le Figaro revient sur l’apparente augmentation récente du nombre de cambriolages. Parmi les causes évoquées, le journaliste cite la « remise en liberté de malfaiteurs multirécidivistes ». Parfaitement plausible, mais quelle est sa source ?
3. L’Espagne, comme la France, s’interroge sur le problème de l’impunité des mineurs délinquants.
4. Un magistrat distrait oublie de signer un document. Conséquence : un important trafiquant de drogue doit être remis en liberté en attendant son procès. Il ne reste plus qu'à espérer qu'il n'en profite pas pour prendre la clé des champs !


5 commentaires
Robert Marchenoir le 31 Août 2009 à 17:08
"L’inconvénient, bien sûr, c’est que le personnel ne pourrait pas non plus les utiliser, même en cas d’urgence."
Comprends pas. Y'a un truc qui s'appelle le téléphone. Fixe. Ils ont pas ça, dans les prisons ? Ils sont trop fatigués pour s'abonner au téléphone ?
Ca commence à bien faire, cette société de zombies où l'on s'estime incapable de bouger le petit doigt à moins d'être couvert de tous les gadgets imposés par la société de consommation.
Et si vraiment cela pose des problèmes de sécurité d'être éloigné d'un téléphone fixe, y'a un autre truc qui s'appelle la radio. C'est un machin, ça tient dans la main, ça émet des ondes invisibles et ça permet de parler à des mecs. Ca a été inventé au XIXème siècle.
cap-justice le 31 Août 2009 à 18:33
@ Robert Marchenoir,
Ce n'est pas faux...
Robert Marchenoir le 04 Septembre 2009 à 20:17
Les téléphones portables en prison, c'est déjà dépassé. Maintenant, on en est aux modèles qui permettent de surfer sur Internet.
Cela semble tellement répandu et toléré que le Bondy Blog, organe quasi-officiel des banlieues qui a ses entrées au gouvernement, n'hésite pas à interviewer un prisonnier via la page Facebook de ce dernier. Sans craindre, apparemment, de provoquer des sanctions pour le détenu, ou d'être lui-même inquiété par la police.
Le tout sur un ton désinvolte et blagueur qui suggère que, bah, un portable en prison, c'est pas grave, c'est uniquement pour échanger des images coquines avec des amies. Sûrement pas pour poursuivre les activités illicites qui on conduit l'interviewé là où il est, et dont rien ne sera dit par le Bondy Blog. Par pudeur, je suppose.
Ah ! Et puis la blogueuse indique aussi la marque et le modèle du portable le plus apte à être introduit dans l'arrière-train. Pour ceux que ça intéresserait, qui ne seraient pas encore au courant, et qui auraient prévu un petit séjour en prison dans les mois à venir.
http://20minutes.bondyblog.fr/news/200909020001/prisonbook-comment-internet-s-introduit-en-taule
Philippe le 06 Novembre 2009 à 20:10
Le véritable problème, en ce qui concerne les téléphones, n'est pas technique mais une fois de plus politique (au sens le plus large).
Les brouilleurs existent et fonctionnent, en revanche la culture de la répression n'existe plus en prison comme ailleurs.
J'imagine que l'introduction d'un téléphone en prison constitue une faute réglementaire et qu'elle est supposée être punie ; j'imagine que, dans les faits, elle ne l'est pas.
Je comprends les surveillants qui sont tentés de prendre leurs distances avec le règlement : ils doivent d'abord se protéger eux-mêmes, avant de nous protéger nous tous.
Tolérer les portables, la drogue, les cigarettes, les trafics en tous genres et les violences entre détenus permet de faire baisser la pression et d'éviter en partie les représailles contre le personnel.
Comment condamner ce laxisme, quand il est devenu la norme partout ailleurs et surtout dans les tribunaux?
J'admire ces fonctionnaires qui sont en première et dernière ligne, abandonnés par leurs institutions respectives dès qu'une vague polémique se profile : policiers, gendarmes, surveillants, urgentistes, pompiers, soldats...
Qu'ils soient assurés du soutien inconditionnel de la majorité silencieuse, celle des victimes chroniques de la culture de l'excuse.
taroni michel le 12 Mars 2011 à 09:43
A voir sur google "visite au tribunal d'instance de nancy"