Le violeur présumé de la petite fille de 5 ans avait été condamné à 15 ans de réclusion en 1996 pour avoir commis 12 viols sur des mineurs de 15 ans, puis à deux ans de prison ferme en 2009 pour agression sexuelle sur mineur, une condamnation assortie d'une injonction, de soins.

Décryptage de cette affaire par les experts de l'Institut pour la Justice en 5 questions :

  • Comment un agresseur sexuel peut-il récidiver alors qu’il sort d’une séance chez son psychologue ?
  • Pouvait-on prévoir qu’il allait récidiver ?
  • Pourquoi n’était-il pas sous castration chimique ?
  • Pourquoi la Justice ne lui a-t-elle pas imposé un bracelet électronique GPS ?
  • Pourquoi la Justice l'a-t-elle condamné à seulement deux ans de prison en 2009 ?

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  • Comment un agresseur sexuel peut-il récidiver alors qu’il sort d’une séance chez son psychologue ?

En France, la majorité des psychiatres et psychologues sont peu ou pas formés aux soins visant à réduire la récidive des délinquants sexuels. Par défaut, beaucoup entreprennent des thérapies simples, non spécialisées, d’inspiration psychodynamique, alors qu’aucune étude française ou internationale n’a montré d’impact de ces traitements sur le risque de récidive.

Extrait du rapport de l’Académie de médecine de juin 2010 :

« Les méthodes actuarielles étaient les plus efficaces dans la prévision de la récidive, le jugement clinique non structuré s’avérant le moins efficace, l’évaluation clinique structurée ayant une efficacité intermédiaire »

  • Pouvait-on prévoir qu’il allait récidiver ?

D’un point de vue criminologique, l’individu conjuguait de nombreux facteurs de risque de récidive. Le principal étant le nombre d’infractions sexuelles commises dans le passé : plus ce nombre est élevé, plus le risque de récidive sexuelle l’est aussi.

Dans leur étude de référence ( source), les criminologues Harris et Hanson signalent un taux de récidive sexuelle de 37 %, 15 ans après leur sortie de prison, des délinquants sexuels déjà condamnés par la Justice à deux reprises (contre 19 % pour ceux condamnés une seule fois). Ce qui était le cas du violeur présumé de la petite fille.

Dans la mesure où il avait de surcroît fait 12 victimes hors du cercle familial entre 1993 et 1996, il entre manifestement dans la catégorie des prédateurs les plus dangereux.

Le problème est que son risque de récidive n’a peut-être jamais été évalué correctement, c’est-à-dire avec les outils criminologiques utilisés par tous nos voisins. Car les méthodes criminologiques, dites « actuarielles », sont peu répandues en France ; la méthode dominante reste l’évaluation clinique non structurée (entretien libre).

Extrait du rapport de l’Académie de médecine de juin 2010 :

« Les méthodes actuarielles étaient les plus efficaces dans la prévision de la récidive, le jugement clinique non structuré s’avérant le moins efficace, l’évaluation clinique structurée ayant une efficacité intermédiaire »

  • Pourquoi ce violeur récidiviste n’était-il pas sous castration chimique ?

Les traitements freinateurs de libido constituent le traitement le plus efficace pour prévenir la récidive sexuelle des pédophiles récividivistes. Il est préconisé par la Haute autorité de santé pour la prise en charge des auteurs d’agression sexuelle sur mineurs de 15 ans.

Pourtant, aucune castration chimique ne semble avoir été prescrite au violeur présumé. Vraisemblablement parce que les psychiatres français, peu formés à la délinquance sexuelle, ont une méconnaissance importante de ce traitement – et pour certains d’entre eux une réticence de principe à l’utiliser.

Dans une étude à paraître dans les Annales médico-psychologiques, les Dr Baratta, Halleguen et Morali, à partir d’un questionnaire rempli par 67 psychiatres provenant de 18 centres hospitaliers et de 2 UMD, montrent que :

- 40 % d’entre eux étaient dans l’incapacité de nommer une des molécules autorisées pour la castration chimique

- 62 % d’entre eux ne souhaitent pas imposer de castration chimique

- 76 % ne connaissent pas les recommandations de la Haute Autorité de santé de 2009 (préconisant la castration chimique)

  • Pourquoi la Justice n’a-t-elle pas imposé un bracelet électronique GPS à ce récidiviste sexuel?

La loi ne le permet pas. Pour pouvoir se voir imposer le bracelet GPS à l’issue d’une peine de prison, il faut avoir été condamné à 7 ans de prison ferme minimum (ou à 5 ans en état de récidive légale).

Il s’agit là d’une faille importante dans la loi car la dangerosité d’un individu ne se mesure pas à la gravité des faits commis lors de sa dernière infraction (l’exemple de Tony Meilhon l’avait déjà montré).

Le bracelet GPS est une mesure de sûreté minimale d’autant plus nécessaire, en cas de libération d’un violeur récidiviste, que les traitements médicaux les plus efficaces (castration chimique et TCC) n’ont d’effet que dans 25 % des cas.

Extrait du rapport de l’Académie de médecine de juin 2010 :

« [Recommandation 2] : Définir une politique qui ne soit pas uniquement basée sur des moyens médicaux. Les traitements à visée hormonale ou psychologique ayant une efficacité très partielle (…) ne peuvent être le seul outil d’une politique de prévention de la récidive »

  • Pourquoi la Justice a-t-elle condamné ce multirécidiviste à seulement deux ans de prison en 2009 ?

Dans son étude publiée en novembre dernier, Xavier Bébin, juriste et criminologue, indiquait que le grave défaut de la rétention de sûreté et du système français :

« est de faire l’impasse sur le cas de criminels dangereux, ayant un lourd passé judiciaire, mais dont la dernière infraction n’est pas jugée suffisamment grave par elle-même pour conduire à une peine de 15 ans d’emprisonnement. En l’état des pratiques, les magistrats français tendent en effet à prononcer des peines essentiellement liées à la gravité de l’infraction, sans prendre suffisamment en compte le passé judiciaire de l’individu. »

Le cas présent nous en donne une illustration : la récidive – même d’une gravité modérée – d’un agresseur sexuel déjà condamné pour 12 viols aurait dû alerter sur sa dangerosité et aurait pu conduire à l’imposition d’une peine se rapprochant du maximum prévu par la loi.

L’autre possibilité est de prendre exemple sur le système québécois, qui prévoit des peines indéterminées (c’est-à-dire potentiellement à vie) pour les délinquants déclarés « dangereux », déclaration qui peut avoir lieu après une infraction de gravité modérée car « la gravité de l'acte est moins déterminante que la dangerosité persistante qu'il révèle ».

Extrait du rapport de la Commission du Sénat relatif à la rétention de sûreté en 2008 :

« [Exemple au Québec]. L'accusé plaide coupable [il a commis une infraction sexuelle de gravité modérée]. Le rapport présentenciel établi par les services d'enquête fait état de très nombreux antécédents concernant le plus souvent des infractions sexuelles dont certaines d'ailleurs d'une plus grande gravité que celle justifiant la dernière comparution. (…) Ces considérations ont conduit le procureur de la République à saisir le juge d'une demande de déclaration de délinquant dangereux qui a finalement été prononcée. Le cas peut paraître paradoxal, il est néanmoins révélateur : le dernier fait délictueux commis par X ne conduit à la peine indéterminée que parce qu'il est la suite d'une longue série d'infractions et que ce comportement déviant paraît sans remède. En d'autres termes, la gravité de l'acte est moins déterminante que la dangerosité persistante qu'il révèle. »

***

La position de l’Institut pour la Justice

L’Institut pour la Justice dénonce un système inadapté à la prévention de la récidive sexuelle et criminelle et demande :

- Le prononcé de peines davantage adaptées à la dangerosité des agresseurs sexuels (et non pas seulement proportionnelles à la seule gravité de leur dernière infraction),

- Un élargissement des conditions permettant d’imposer des mesures de sûreté aux agresseurs récidivistes, en particulier le placement sous bracelet électronique GPS,

- Une profonde réforme de la psychiatrie conduisant à une généralisation des méthodes fiables d’évaluation de la dangerosité criminologique et à une adaptation des traitements conformes aux préconisations de la Haute autorité de santé et de l’Académie de médecine.

Publications de l’Institut pour la Justice en lien avec ce thème :

30 commentaires

CHARRIERE le 21 Avril 2011 à 08:06

C'est un drame de savoir que nous ne pouvons plus vivre en sécurité . On nous vote de nouvelles lois alors que les précédentes n'on jamais été appliquées.

knockaert le 10 Mai 2011 à 12:45

Les violeurs et tueurs d'enfants sont vraiment des parasites à éliminer. Vous savez ce que j'en pense : la peine de mort devrait être réetablie, lorsqu'il n'y a pas d'ambiguïté comme c'est souvent le cas dans ces situations (pédophiles et autres ...). Ils sortent tranquillement, et n'ont plus à recommencer... ce qu'ils font !! Lamentable !

berdol le 09 Juin 2011 à 23:05

N'importe qui peut accéder aux informations techniques dont vous faites état. Tout psychologue ou psychiatre chargé d'un tel psychopathe a le devoir de s'informer et donc de se former dès lors que dans ses fonctions, il y a la prise en charge de ce type de patient-délinquant. Où est la conscience professionnelle de ces crapules fonctionnarisées ? Mon père, médecin hospitalier, internat de paris, me disait beaucoup de mal du corps médical de base : Incompétence, incurie, soif d'argent etc et je crois hélas qu'il avait totalement raison. Un texte de loi ne remplace pas la conscience professionnelle. Il ne suffit pas de condamner ce fou, il faut aussi punir les différents individus, qui par leur incurie et leur indifférence aux conséquences n'ont pas traité son cas avec prudence et diligence. Si je peux lire les différents rapports sur les méthodes efficaces et celles qui le sont moins, un professionnel doit les avoir sur sa table de chevet et en tirer les conséquences...

roseline le 17 Juin 2011 à 16:55

Oui a la peine de mort pour les violeurs residivise

André Martel le 18 Juin 2011 à 03:23

Tout comme le président François Mitterand (le "Législateur" distingué qui a osé taxer "la force injuste de la Loi") - tout comme le président Jacques Chirac, élu avec l'appui massif des voix d'ultra-gauche (et aujourd'hui suppôt de François Hollande!) - Nicolas Sarkozy, élu lui aussi avec des voix de droite (mais qui s'est aussitôt environné d' "intellectuels" autoproclamés [je dirais de vrais psychopathes] comme faire-valoir), n'a jamais su, ni pu, ni voulu, il a même toujours expressément refusé de s'opposer à toute mesure pour qualifier la délinquance endémique et surtout endiguer ses vraies causes... S'agit-il de le "rattraper" in extremis (sous couvert de l'accompagner, voire de lui forcer la main dans des décisions à prendre), ceci en vue de la prochaine élection présidentielle - lui qui avait toute latitude d'agir s'il l'avait simplement voulu? Tout cela ne lui était-il donc pas venu à l'idée? Quant au "courage" de 3 députés UMP isolés, OK - on pourrait en rire si ce n'était à ce point tragique. La démagogie a atteint des sommets que Platon n'avait pas soupçonnés dans sa "République"! Je déplore avec vous la situation de notre pays depuis 35 ans - au bas mot - mais ce n'est pas pour donner le moindre blanc-seing à ceux qui n'ont su et ne sauront jamais que gérer l'incurie dans notre malheureux pays. À bon entendeur...

Au fait: quel est l'homme politique, le seul, à s'être opposé d'emblée à la badintérisation de notre Justice?

RODRIGUEZ le 18 Juin 2011 à 12:03

pourquoi ne pas donner aux forces de l'ordre la liste des délinquants sexuels et leur actes commis comme aux usa? Pourquoi ne pas élargir ces listes à tous les crimes et délits?

Lucile le 18 Juin 2011 à 13:41

Bonjour;Victime moi-même d'un Manipulateur,mythomane,pervers déjà condamné par la Justice mais n'ayant pas été suivi par des Psy. comme prévu dans son procés antérieur ,exécution de la peine pas suivie entièrement ;la Justice a l'air de "fermer les yeux" à mes avertissements concernant cet individu ;je suis "dégoutée" par cette Justice :-(((!

Donnat Laure le 21 Juin 2011 à 17:07

bonjour,
Juste un mot pour signaler que votre video postee par mail est impossible a ouvrir.
Tenez-nous au courant, s'il vous plait..
L.D

Jean-Marc le 03 Août 2011 à 10:21

Bonjour
Le code pénal est certes vieillot mais il a le mérite d'exister.
Une chose me révolte tout de même, quand on entend les médias c'est toujours "il risque jusqu'à autant d'années de prison" mais la réalité est tout autre, il faudrait dire maintenant il risque de "rien" à X années de prison.
Mesdames et Messieurs les Juges appliquez à la lettre ce Code, vous verrez à un moment que vous aurez beaucoup moins de travail.
Merci de m'avoir lu.

streit le 15 Octobre 2011 à 17:01

En résumé:
Du laxisme
Manque de formation
Manque de moyen
Quand es ce qu'on sortira de ce jeu de dupes et que les responsables prennent leur responsabilité!

M. G le 11 Novembre 2011 à 12:29

Malheureusement la peine de mort ne pourra jamais être rétablie à cause du caractère perpétuel de l'abolition, énoncé dans toutes les conventions et traités que la France a ratifiés (CEDH...).
Il semblerait que Marine Le Pen l'ait oublié.
Dommage, les récidivistes méritent la mort. Ou la prison à vie. En France, ils ne sont soumis à aucun de ces procédés, et donc relachés dans la nature.
Jean Marc a raison. Les juges doivent lire le code pénal, si précis, à la lettre !
Exemple : article 222-23 du code pénal : "Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle" --> APPLIQUEZ DONC LES QUINZE ANS DE RECLUSION CRIMINELLE !

brieuc le 12 Novembre 2011 à 11:55

je suis entièrement d'accord sur le fonds, mais la peine de mort... moins de laxisme ferait beaucoup de bien à notre justice décomposée, mais la peine de mort ne me semble même pas envisageable. Tout d'abord car en cas d'erreur judiciaire, le retour en arrière n'est plus possible. Ensuite qui peut se juger compétent pour dire que M X ou Mme Y mérite la mort? La perpétuité, la vrai, que ce criminel meurt en prison, je ne demande que ça, mais la peine de mort c'est se placer au même niveau que le meurtrier, et ce n'est parce qu'un base légale justifiera la décision qu'elle sera juste pour autant. Personne ne mérite de mourir, que ce soit celui qui se fait lyncher parce que son père est flic ou celui qui l'a tué. Désolé mesdames et messieurs, mais ce n'est pas parce qu'un type est un animal qu'on doit se comporter de même.

Et le simple fait de voir autant de commentaires demandant la peine de mort enlève toute crédibilité au projet de l'institut pour la justice. Modérez vos propos ou personne ne prendra cela au sérieux.

gigi le 14 Novembre 2011 à 20:24

Oui, je suis pour la peine de mort et principalement pour ces assassins sadiques et pervers et souvent récidivistes , de nos jours les tests d'ADN sont tout à fait au point mais cela doit ètre fait avec beaucoup de vigilance, c'est à dire s'il y a un seul doute bien entendu la peine capitale ne doit pas ètre prononcé .Oui peut ètre cela peut choquer certaine personne mais en attendant les récidivistes ne le seront plus , et pour les autres ils réfléchiront avant de commettre des viols ou des meurtres

ProfessionnelleExpérimentéedesTribunaux le 21 Novembre 2011 à 16:21

Juste pour vous dire qu'il est aisé de pouvoir mettre à mal la Justice sur un blog, de mettre en avant des Juristes qui travaillent pour cette Association, mais qu'il en est tout autre de faire comprendre à des novices les rouages de la Justice, du droit pénal, de la procédure pénale...
Alors oui, il y a des récidivistes qui après avoir purgé leur peine recommencent, oui la Justice n'enferme pas les gens A VIE dans des cellules, oui des erreurs sont commises, mais vous oubliez certaines choses...

La première est que l'enfermement reste une exception en France (pays des droits de l'homme), que la peine de mort est abolie depuis quelques années maintenant et qu'il ne me semble pas possible de revenir sur ce principe (à moins que le FN passe au pouvoir), que la Justice est rendue depuis peu par vous, messieurs et mesdames les détracteurs du système.

Que les Assises, tribunal qui juge des crimes (infractions les plus graves!) sont composées de 3 magistrats du sièges (donc des professionnels) mais EGALEMENT de 9 JURES populaire... donc vous!

Que si les peines sont légères, c'est à cause de vous... que l'on crache sur des professionnels qui font leur travail, du mieux qu'ils peuvent, avec les moyens qu'on leur donne (- 20 millions d'euros pour l'an prochain... hum avec mise en place des jurés populaires en correctionnelle...).

Mais les décisions rendues, sont les vôtres, prises en votre âme et conscience mesdames et messieurs les novices...

Les responsables dont vous parlez, et bien c'est vous... 3 contre 9...
J'ai vu, de mes yeux un violeur, avouant son crime, relaxer par un jury populaire, alors que le Président de la Cour n'envisageait pas cette option...

Le professionnel (le procureur de la République) a fait appel de cette incompréhension juridique...

Vous prétendez détenir une vérité, que de montrer du doigt une profession admirable et difficile est censée mais vous vous trompez de cible...

Je vous signale, par ce commentaire que la Justice dont vous parlez, et bien pour un violeur, c'est le peuple!!!!

Je ne suis pas certaine que vous pensiez à cela...

S'il y a des choses à changer, c'est juste de laisser à ces professionnels formés et compétent les moyens de faire leur métier de façon indépendante!

A.R. le 23 Novembre 2011 à 21:10

Jean-Marc : la personnalisation de la peine, ç

(suite) le 23 Novembre 2011 à 21:16

ça vous dit quelque chose ? Ou bien seriez vous heureux de voir tous types de vol, par exemple, condamnés de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende ? Si le Code n'est pas appliqué "à la lettre", c'est bien parce que plusieurs infractions ayant reçu la même qualification ne méritent pas pour autant la même peine.

Humaniste le 28 Novembre 2011 à 00:08

Bonjour,

Je découvre votre site suite à un mail pour signer une pétition.

Je l’ai alors parcouru assez rapidement et suis stupéfait de n'avoir rien trouvé sur les affaires Toulousaines. D'autant plus stupéfait, que pas une seule des victimes n'est sur votre site.
Jugez plutôt de la "chape de plomb" dans ces affaires toulousaines :

Années 80 à 2000 = 191 disparitions non élucidées, parmi lesquelles plusieurs crimes, meurtres, assassinats, (appelez-les comme vous voulez) tous sans exception « classés suicide » et donc sans aucune suite !
Ce tueur en série mêlé de prêt ou de loin à quelques-unes de ces affaires est arrêté par le gendarme responsable de la "cellule homicide 31" de l'époque.

Mieux, ce gendarme préfère démissionner de la gendarmerie suite aux pressions qu’il subit, plutôt que de se taire !
Il écrit un livre : « homicide 31 ...», il est alors poursuivi dans plusieurs procès que lui font certains magistrats, certains politiques, certains quotidiens ; il est attaqué de toutes part, mais gagne tous ces procès, sauf un qu’il ne pouvait gagner car dans son livre il sortait de sa déontologie de réserve professionnelle.

http://www.dailymotion.com/video/xbl93n_20-heures-le-journal-du-26-janvier_news

Comment votre site ne fait aucune allusion à ces affaires toulousaines ?

Que cela cache-t-il ?
Je constate que parmi un grand nombre d’experts, de spécialistes juridiques, de personnalités de ministère, etc. que rien de ces affaires qui ont défrayé la chronique durant les années 2000 ne soient citées mais disparaissent dans un silence assourdissant pour toutes les familles de victimes sans que personnes ne s’en inquiète.
Pourtant 191 disparitions non élucidées ne peuvent laisser indifférent vos spécialistes qui vous entourent. Même si les familles de victimes ne vous ont pas sollicité ; je pense que votre association se devait de les contacter car durant plusieurs années les médias les ont largement exposées.

Comme il est très facile de « Poujadiser » , je me permets d’être interpelé car, rien sur l’essentiel concernant les moyens et les réformes, de notre système judiciaire sans lesquelles toute « agitation » ne fait qu’occuper le temps sans en apporter les réels besoins qu’en attendent les citoyens.

Merci d’une quelconque réponse que j’attends sur votre site, pour peut-être me permettre de mieux comprendre pour qui vous roulez : les institutions en place, ou les citoyens ?

Un citoyen pour une Justice Libre dans un souci Républicain et Fraternel.

leoni le 09 Décembre 2011 à 13:36

MON FILS A ETE VICTIME D'AGRESSION CHEZ LUI SA A DURE 1 HEURE. pour les agresseurs pas celvabes je dirait qu'une chose ne payer plus vos impos la justice vous defendra. elle et belle la france

Hervé le 10 Décembre 2011 à 15:57

Quand allons nous enfin obtenir une loi pour la castration des agresseurs sexuels sur mineur et dès la première infraction ?
Le système judiciaire actuel est à revoir dans son intégralité!

fouquet le 13 Décembre 2011 à 10:48

oui pour remettre la peine de mort:pour ces assassins sadiques et pervers et le plus souvent recedivistes ; prevenez moi je suis candidat pour la place bourreau:pour la guillotine. didier

Yves le 16 Décembre 2011 à 14:57

Demandons aux magistrats, juges et autres psychologues de signer un
engagement pour effectuer le restant de la condamnation d'un criminel lorsque ce dernier récidive après une libération anticipée.

Jamais personne ne prendra un tel engagement. POURQUOI ?

Certain, vous avez tous la même réponse que moi.

Alors 15 ans c'est 15 ans, 30 ans c'est 30 ans

dimitri le 20 Décembre 2011 à 06:15

La peine de mort : non. On constate encore tellement de laxisme dans le traitement des affaires criminelles et dans les jugements (comportements des policiers, magistrats...) qu'on ferait encore certainement plus de mal que de bien. L'affaire du pull-over rouge, plus jamais ça. Qu'elle ait au moins servi à quelque chose !

La castration des agresseurs sexuels sur mineur dès la première infraction : non plus. Comme indiqué en commentaire plus haut, le même chef d'accusation sera parfois utilisé pour des cas bien différents, circonstances atténuantes ou pas... Il faut traiter au cas par cas.. En revanche, oui en cas de récidive, ça ne me semble pas abuser.

Maintenant, si on pouvait surtout faire en sorte que les jugements prennent du sens et soient vraiment respectés... on avancerait surement un peu. Perso je n'ai jamais su bien comprendre ou intégrer ce concept de justice : la cour condamne l'accusé(e) à une peine de 15 ans par exemple, et immédiatement après on nous explique par un savant calcul que l'accusé(e) n'en purgera certainement pas plus de 8 ou 10 dans les faits, en faisant un pronostic sur la mise en appel du verdict et les remises de peines, automatiques et ponctuelles.

En gros, si 15 ans = 8 ans alors on a un sérieux problème. Ca veut dire quoi réellement ? on annonce 15 ans le jour du procès, pour soulager les familles des victimes d'une part de leur douleur et de leur frustration, tout en sachant que le criminel en purgera à peine plus de la moitié..? C'est n'importe quoi. Plus rien n'a de sens alors ?

+1 pour Yves, donc, 15 ans c'est 15 ans, 22 ans c'est 22 ans... (je ne suis pas certain que des peines de plus de 22 ans soient encore prononcées aujourd'hui ?)
+1 également pour la charte d'engagement des magistrats à propos des libérations anticipées : très bonne idée !

En respectant au pied de la lettre la décision de justice, on aurait certainement évité des dizaines de cas de récidive. Notez aussi que souvent, le niveau de brutalité/barbarie des actes commis augmente considérablement suite à un premier séjour en détention (la fin des inhibitions ?) ce qui devrait justement inciter à réfléchir à 2 fois avant de relâcher ce type d'individus dans la nature, surtout avant l'heure.

Je ne sais pas pourquoi les durées des peines ne sont jamais respectées. J'imagine qu'il doit y avoir des tas de raisons. Faute de place dans les prisons, on a instauré une sorte de turn-over avec les détenus, sans doute ? La justice est très certainement aussi une affaire juteuse aussi pour les protagonistes de la cour, je pense aux avocats en particulier, qui ont sans doute un intérêt tout particulier à obtenir plusieurs révisions de procès en promettant ou faisant espérer des remises de peine de quelques années à leurs clients. Le problème c'est que c'est devenu un mode opératoire systématique, qui, sous prétexte de faire valoir la justice, la dévalue aux yeux des citoyens, finalement. Et lui fait perdre tout son sens...

denis le 30 Décembre 2011 à 15:46

je constate qu'il y 'a enormement de degats,et que nous nous trouvons dans une situation d'impuissance,cependant si il existe une therapie,si il y a effet il y a forcement une cause,au lieu de palier a l'effet attaquons nous a la ra cine,deprogrammons le sujet.Une therapie existe et elle porte ses fruits.

renée le 30 Décembre 2011 à 19:09

Mon fils a été violer, et, c'est insuportable. En tant que mère, vous êtes broyé, anéanti, déchiré, rongé, détruite, vous remettez tout votre rôle de parent en cause, en ressentant la soufrance de votre enfant, en vous. Il est difficile de trouver le, ou, les mots exactes, se rapportant cette torture qu'a subi mon fils. J'ai eue juste la chance,et, le bonheur, d'avoir ma soeur, qui est docteur en psychologie, qui a pue m'épaulé, et encore maintenant, puisque l'affaire est en cours, et, que c'est un combat constant, puisqu'il faut réagir vite pour qu'il y est un suivi au niveau de la justice, bien que celà soit long, pour que la personne coupable soit condamné. Ce qui est abérant, c'est que cette personne continue de vivre dans sa famille, avec ses enfants!!???

Piotr le 07 Janvier 2012 à 20:14

La peine de mort ?
Non, c'est trop... définitif, pas assez humain, et ça contient une part d'immoralité dont on s'est bien heureusement défait.

En revanche, les violeurs font quand même des ravages psychologiques et physiques.
Le problème ?
Ils n'ont pas vraiment peut de la justice, qui condamnera apparemment l'honnête homme d'avoir défendu son enfant.
La solution ?
Des peines plus lourdes, vraiment appliquées.
Etant donné que l'appareil entre les jambes du récidivistes ne lui permet pas de vivre normalement, je pense très sincèrement qu'une castration définitive n'est pas du tout exagéré.
Le malfaiteur pourrait y réfléchir à 2 fois avant de mettre en péril une partie importante de son corps.

Sa le 14 Janvier 2012 à 22:03

Je suis pour qu'on rétablisse la peine de mort ! Les criminels, les violeurs n'ont aucunement droit à une seconde chance, leurs victimes, elles, n'en ont pas eu ou alors dans quel état ?!
Ma soeur s'est fait violer, sans doute par un récidiviste et c'est un crime de ne pas l'avoir tuer avant.

Blablabla le 20 Janvier 2012 à 19:30

Vous parlez tous de vengeance contre l'auteur des infractions sexuelles, mais je ne vous ai pas entendu beaucoup parler de la responsabilité des représentants de l'Etat.....

Prenons l'affaire Bodein, il a manqué à ses obligations de permission, le JAP et le parquet ont été averti, et quelle sanctions Bodein a eu???? réponse : juste le droit d'aller encore en permission avant de sortir en conditionnelle. L'une des conditions de sortie en conditionnelle est une habitation en dur, il habitait dans une caravane, là encore les services de l'Etat ont encore dysfonctionné....
Pendant sa détention, il a commis un crime sexuel au parloir, l'agent de la pénitentiaire l'a signalé à sa hiérarchie, du coup hop, muté ailleurs; un autre détenu, témoin de la scène a averti le parquet, le directeur de l'établissement est venu le menacer de cesser ses écrits sinon......petits problèmes....
Donc il est facile de jeter l’opprobre sur l'auteur mais les autres acteurs de sa récidive eux ne sont jamais inquiété....pour information, ce juge est toujours en poste, le vice-procureur aussi ='(

prenons un second cas, Evrard, pédophile récidiviste, qui arrive à se faire prescrire du viagra (stimulant sexuel) par un médecin de l'Administration pénitentiaire....une victime de 5 ans plus tard, l'auteur est derrière les barreaux mais le prescripteur est responsable mais pas coupable......

Donc au lieu de crier haro sur l'auteur et vouloir le mettre à mort, faites déjà condamner l'ensemble des protagonistes ce qui serait mieux pour notre société.....

Un citoyen qui réfléchit plus loin que le bout de son nez

Michelle Sénéchal le 21 Janvier 2012 à 20:32

J'ai été visiteuse de prison et après avoir lu les commentaires, je suis contre la peine de mort, mais d'accort pour que les délinquants soit obligés de se faire soigner, car en prison le soin n'est pas obligatoire. Ce qui est inadmissible, c'est que les détenus n'ont aucun suivi valable, il ne peuvent pas avoir accès chez le médecin sans l'autorisation de l'infirmière, les situations sont aberrantes, même les personnes vraiment malades ne sont pas suivis c'est l'hôpital qui est entré en prison, l'administration pénitentiaire question santé n'a pas son mot à dire, en cas de problèmes la famille n'a aucun recours, ne peuvent même pas récupérer le dossier médical du service de santé de la prison. Disparu soit-disant? Avec des agissements de ce type au sein de l'hôpital comment assurer à la sortie un suivi avec les lacunes déjà présentes à l'infirmerie de la prison. Ce ne sont pas des mensonges, avec tous les problèmes qui se vivent dans nos prisons, drogues alcool, prostitution pour payer sa dose, la prison on en parle beaucoup dans les médias, ne ressemble à se qui se dit à l'écran tout est payant depuis la télé, vêtements et pas les prix que nous, nous payons à l'extérieur. Pour comprendre un journaliste n'a pas les données exactes, à moins de rencontrer d'ancien détenus qui eux connaissent la mal bouffe et tous le reste? Que les journalistes se renseignent sur le prix d'un repas en détention, si vous avez un chien vous en dépensez plus pour le nourrir. Tous ceux qui sont en prison ne sont pas tous des violeurs et des assassins! Aucune famille n'est à l'abri d'un malheur côté victime, où assassin.

Bousmaha Jessica le 25 Janvier 2012 à 17:55

J'ai honte d'appelle mon pays "LA FRANCE" un pays qui se dit : "Liberté, fraternité, égalité". Avant un viol un meutre un homicide ou des atouchements sexuels été punis et on avait peur de la peine prononcée. Aujourd'hui il y a l'acte puis sa devient récidiviste et plus résament MULTI récidiviste. Et ça choque personne. C est souvent les victimes que l'on juge et les accusés qu'on défend. Peine de mort pour les multi récidivistes bracelet électronique GPS pour les récidivistes et peine lourde voir trés lourde pour le premier acte commis afin imposer les mots Respect de l'humain et Justice pour les victimes. On parle beaucoup des accusées les pauvres !!! leur détention, leurs soins, leurs suivi, les aides spycologiques leur remise de peine quand ils sont sages.......Bref on s'en fou des victimes et de leurs familles. J'ai perdu 3 amis dans un accident de voiture qu'ils ne conduisaient pas d'ailleur, le conducteur etait alcoolisé, agrésifs, pas le propriétaire du véhicule et les a pris dans la voiture pour finir les 500métres qu'ils leur restaient à faire. Ils n'y sont jamais arrivé. Trois cent métres plus loin il a retourné la voiture et les a tué. Lui 2 égratinures et aucun remors. Peine demande 15ans peine prononcée 5 ans et peine exécutée 3 ans. Alors elle est pas belle la justice Francaise. Il était connu pour son alcoolémie réguliére. Et qu'est qu'on dit aux familles Désolé c'est la loi, on la appliquée comme il se doit. Aprés ça on vous demande de ne pas faire justice vous même!!
Et pour répondre à Michelle qui m'a interpellé Aucune famille n'est à l'abri d'une victime ou d'un assassin. Moi si il y a un assassin dans ma famille il n'est plus de ma famille désolé je pense dabord aux victimes.
Pas tous sont des violeurs ou des assassins ...! Une grande partie quand même, ils sont pas arrivés là par le hasard. Il faut arréter de pleurer sur ces SALOPS et les Victimes et leurs familles !!!!!!!!!!

malina le 09 Février 2012 à 22:42

Et oui la justice, tout le système judiciaire, tous ces juges et magistrats....Je ne vois en eux que des Ponces Pilates. Ils s'en lavent les mains. Les criminels les violeurs les voyous les pédophiles.... ne sont bien souvent même plus inquiétés. Je ne compte plus sur la justice. Il n'y a aucune justice. Je n'ai plus foi qu'en ma propre justice......

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