Maladie mentale, troubles de la personnalité et dangerosité
02/12 Catégorie : Psychiatrie & psychologie
Pour prendre des décisions adaptées, en tant que législateur ou acteur du monde judiciaire et sanitaire, il est indispensable de connaître avec une relative précision les phénomènes relatifs à la maladie mentale et aux troubles de la personnalité. Il est ainsi difficile d’apprécier l’opportunité de dispositifs comme l’hospitalisation d’office et la « rétention de sûreté » si l’on ne distingue pas ces deux phénomènes.
Cette étude a d’abord vocation à présenter de manière synthétique l’état actuel des connaissances scientifiques en matière de maladie mentale, de troubles de la personnalité et de dangerosité.
L’étude comprend également des propositions visant à améliorer le traitement – pénal et sanitaire – des personnes potentiellement dangereuses souffrant de maladie ou de troubles mentaux, avec le souci de protéger les victimes tout en respectant la dignité des malades.
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4 commentaires
DOTTER Pierre et DARGENT Monique le 16 Février 2011 à 21:00
Le seul Remède et la MORT pour ses Assasins et Criminels
DOTTER Pierre et DARGENT Monique le 16 Février 2011 à 21:00
Le seul Remède et la MORT pour ses Assasins et Criminels
Nicole Du le 28 Août 2011 à 10:32
Il faut bien que les experts et les autres "psy" distinguent nettement les dangerosité psychiatrique (vrais malades mentaux) et criminologique (psychopathies, troubles de personnalité) auparavant!
Jean-François Escourrou le 04 Décembre 2011 à 22:52
Ce qui est intéressant, c'est justement que le Code de procédure pénale, surtout depuis la loi du 25 février 2008, prévoit des mesures de sûreté. Etant donné qu'on ne peut pas prononcer une peine en raison de l'impossibilité de déclarer pénalement responsable une personne atteinte d'un trouble psychique ou neuropsychique au moment des faits, la mesure de sûreté est une bonne solution. La chambre criminelle de la Cour de cassation elle-même a précisé, dans un arrêt du 16 décembre 2009, qu'il ne s'agissait nullement d'une peine (puisqu'il n'y a pas de culpabilité) mais d'une mesure ayant un but préventif ordonnée par la dangerosité d'une personne et en dehors de toute condamnation.
A mon avis, il serait intéressant de développer ce concept. D'un côté, on ne peut pas condamner une personne dont le discernement était aboli, et c'est ce que prévoit le Code pénal. Mais de l'autre côté, il serait parfaitement irresponsable de laisser ces personnes dans une situation de liberté qui de fait peut être dangereuse pour la société. Il me semble qu'ainsi le législateur a trouvé une bonne solution qui concilie à la fois les droits de la personne pénalement irresponsable et la sécurité de tous.