Evaluation et prise en charge des délinquants et criminels sexuels
01/02 Catégories : Psychiatrie & psychologie, Récidive
Alexandre Baratta, psychiatre, expert auprès de la cour d’appel de Metz, décrit sans concession l'état de l'évaluation et de la prise en charge des délinquants sexuels en France et propose des solutions pour mieux lutter contre la récidive.
Un quart des délinquants ou criminels sexuels récidivent sur une période de 15 ans. Il est donc indispensable d’améliorer leur prise en charge judiciaire et sanitaire.
Première priorité : parvenir à une évaluation fiable du risque de récidive. Notre pays connaît un retard considérable en la matière. Les expertises psychiatriques sont menées selon une méthodologie datant du 19ème siècle, alors que des outils d’évaluation modernes et scientifiquement validés sont utilisés chez tous nos voisins européens.
Deuxième priorité : proposer des traitements permettant de réduire le risque de récidive. Là encore notre pays fait preuve d’un retard considérable. Dans la grande majorité des cas, des thérapies non spécifiques sont prescrites, alors que leur impact sur la récidive est quasi nulle. Les thérapies les plus efficaces, qu’elles soient psychothérapiques ou biologiques (« castration chimiques ») restent marginales.
Toutefois, croire qu’un traitement miracle existe relève de l’utopie. Les meilleurs traitements disponibles ont une efficacité limitée. Raison pour laquelle l’auteur de violence sexuelle relève avant tout du judiciaire.
Pour lire l'étude, merci de cliquer ici.


13 commentaires
DOTTER Pierre et Monique DARGENT le 16 Février 2011 à 20:57
Le seul Remède et la MORT pour ses Assasins et Criminels
PEILLE Françoise le 18 Février 2011 à 12:05
je ne signerai pas cet appel je suis effectivement pour une meilleure prise en charge médico sociale de ces criminels les peines plus lourders n'ont jamais dissuadé les personnes qui sont peu impressionnables et surtoit il faut que toute la société s'y mette pour soigner et reinsérer ces personnes la prison ne fait qu'agraver le détenu sur le plan psychologique je suis psy et j'ai eu à rencontrer des jeunes ado qui sont sortis de prison bp plus mal qu'ils y sont entrés
Harrault Gérard le 20 Février 2011 à 09:37
Tous tueurs devraient être décapités. Il n'y a aucunes raisons que la peine de mort ne revienne pas pour les assassins. Nous payons assez cher des détenus qui ne se privent pas de se plaindre d'être mal nourris alors qu'en France des travailleurs sont mal logés. Sans être barbare, je ne pense pas que mon opinion ne soit pas partagée, à moins que l'on joue l'autruche en France.
Mme Annie THOMAS-BEZIER le 22 Février 2011 à 06:37
Depuis très longtemps, trop longtemps déjà, il semblerait qu'en France les criminels aient plus de droits que les victimes. Comme "circonstances atténuantes", on fait état de souffrances dans leur enfance... et j'en passe ! Mais jamais on ne parle des "survivants", des familles de victimes qui resteront traumatisées à vie ! J'ose le dire: pour de tels êtres barbares, il n'y a que la peine de mort !!! Et au moins, cela fait réfléchir les suivants ! Parce qu'en plus, nous autres citoyens, devons payer des prisons confortables à vie pour ces assassins qui vivent en quelque sorte à notre charge en se moquant de nous. Les magistrats ne sont pas responsables. Il faut changer les lois. C'est tout ! Je suis française de vieille souche, et même bretonne née à Rennes. Je ne reconnais plus mon pays, qui à l'image de beaucoup de parents, est devenu beaucoup trop permissif. Jusqu'où laisserons-nous nos politiques aller ?!
Alain TOURY st gemme en Sancerrois le 22 Février 2011 à 16:12
Tout à fait d'accord avec Madame Annie mais il faut dire que la peine de mort n'a jamais été abolie,au contraire depuis 1981 elle a été renforcée,pour .......... les victimes .Maintenant,il y aurait une autre formule, rétablir les travaux forcés.
Simone BOUTIE le 25 Février 2011 à 22:50
Très jeune j'ai du gérer une Maman schizophrène, magnaco dépressive et dans les "phases hautes" je frappais à toutes les portes pour la protéger elle et la société : vide juridique. Les médecins non formés et dépassés par ces situations, le maire et les gendarmes eux tant qu'il n'y a pas dégâts sur la voie publique ne sont pas concernés pourtant dans ces moments là elle aurait pu commettre des choses graves mais personne n'est concerné à part la famille qui fait tout ce qu'elle peut et c'est croyez moi très difficile. La critique est facile après les drames, mais c'est en amont qu'il faut savoir entendre, écouter, aider et prendre des décisions.
durand le 03 Mars 2011 à 12:20
bonjour
je suis un ancien detenu , je n'ai pas eté condanné pour des affaire sexuelle , je suis rentrer dans la case insertion (( jaimerai vous soumettre une idée qui me trotte dans la tete depuis des année et qui pourrai aider la justice ((( si on prenait l'adn des qu'un enfants viens au monde tout irait plus vite quand un crime est commis oui je sais cela pourrait prendre beaucoup de temps avant que tout ce mette en place , mais je pense aux famille qui ce posent et ce poseront toujours des questions quand un membre deleur famille disparait
ce genre de procedé pourrait sauver des vie innocentes
jespere que ce couriel vous portera attention merci
durand le 03 Mars 2011 à 12:27
durand le 03 Mars 2011 à 12:20
bonjour , je rectifie mon autre courriel je me suis trompé désolé et je ne voudrais pas qu'on me prenne pour un délinquand sexuel ((
je suis un ancien detenu , je n'ai pas eté condanné pour des affaire qui ne sont pas d'ordre sexuel , je suis rentrer dans la case insertion (( jaimerai vous soumettre une idée qui me trotte dans la tete depuis des année et qui pourrai aider la justice ((( si on prenait l'adn des qu'un enfants viens au monde tout irait plus vite quand un crime est commis oui je sais cela pourrait prendre beaucoup de temps avant que tout ce mette en place , mais je pense aux famille qui ce posent et ce poseront toujours des questions quand un membre deleur famille disparait
ce genre de procedé pourrait sauver des vie innocentes
jespere que ce couriel vous portera attention merci
Nicole Du le 28 Août 2011 à 10:30
La thérapie en prison à visée préventive des récidives est d'autant mise en difficulté que l'Administration Pénitentiaire est obligée d'appliquer le "risque 0" suicide, alors qu'on est obligé à un moment de la thérapie de prendre ce risque si nous voulons obtenir une mobilisation des mécanismes de défense!
plumine le 20 Novembre 2011 à 02:16
Peut-être les psys seraient-ils efficaces contre la récidive s’ils employaient les bons arguments. Quand un jeune a commis une agression sexuelle, si on (psys et parents, et finalement tout le monde) est capable de lui dire : « Quand tu as une copine, si elle ne veut pas, attend qu’elle soit prête, vous avez bien le temps » ou « C’est mieux dans un lit, avec des préliminaires », peut-être qu’il réfléchirait et aurait ensuite des relations sexuelles consenties et heureuses. D’autant qu’aujourd’hui, les parents ne parlent peut-être pas de ces choses-là aux enfants, estimant qu’avec l’école et Internet ils sont informés sur la sexualité. Et ils en parleront d’autant moins s’ils vivent mal leur vie sexuelle. Une des seules choses qu’on dit aux jeunes est : « Protège-toi » sans parler de notions de respect et d’amour. Et ce n’est pas parce qu’ensuite le délinquant se plie au suivi sociojudiciaire qu’il a compris tout ça et n’est pas prêt à recommencer. Je dis ça notamment par rapport au viol et meurtre d’Agnès à Chambon-sur-Lignon, par un jeune de 17 ans qui avait déjà commis une agression sexuelle dans des conditions identiques.
Fabienne le 21 Novembre 2011 à 12:51
Je suis impressionnée lorsque je lis tous ces propos qui affirment qu'il faut mettre à mort ou faire souffrir les prisonniers. Je suis moi-même victime et maman d'une victime, et l'envie de vengeance me prend les tripes. Mais, précisément, pour rien au monde, je n'accepterais de ressembler au tortionnaire, d'être aussi bestiale que lui. Nous tenons absolument à rester différentes de lui. Ma fille dit elle-même qu'elle est victime et ne veut pas devenir bourreau à son tour. Respect absolu de la vie, c'est sans doute une clé. Mais aussi intelligence : envie de pouvoir se regarder dans une glace en toute conscience, envie que le coupable soit traité comme un être humain ET à la hauteur de son crime, ce qui bien plus de valeur à nos yeux. Pas envie d'être dans un Etat de fliquage, de répression à tout-va, de mesures expéditives et qui enfreint, comme aux USA avec leurs couloirs de la mort, le respect de la vie humaine. Bizarre de parler ainsi alors qu'on est dans la situation de victimes, mais traiter un coupable comme un chien, c'est presque le pardonner, alors que le punir comme un Homme, c'est vraiment le sanctionner.
Ce qui est certain, c'est que nous pouvons lui faire violence à travers l'action en justice, de toutes nos forces. mais que là, nous avons besoin que la justice nous aide, agisse.
Attention à ne pas vous laisser aller à la haine facile, les medias nous servent les drames sur un plateau et nous poussent à des extrêmes politiques que nous pourrions regretter.
JULLIEN Georges le 21 Novembre 2011 à 16:04
Pourquoi ne pas faire un fichier national de l'ADN? On me dit que cela va à l'encontre de la liberté individuelle: pour moi, ce n'est que la forme moderne des empreintes digitales. Je n'ai jamais eu l'impression de perdre ma liberté ou ma dignité en laissant mes empreintes digitales sur un document.
Et concernant les sanctions, il faudrait, à l'issue de la peine pour les violeurs, laisser aux aux malades le choix entre la castration chimique ou rester en détention. Cela ne résoudrait pas tous les cas mais la plupart quand même (il y a des malades qui n'ont pas besoin de pulsions sexuelles pour pratiquer des actes sadiques!).
JULLIEN Georges le 21 Novembre 2011 à 16:14
Je viens de lire un commentaire: Dire à un jeune qui a commis une agression sexuelle « Quand tu as une copine, si elle ne veut pas, attend qu’elle soit prête, vous avez bien le temps » ou « C’est mieux dans un lit, avec des préliminaires ». Effarant! Les violeurs et autres maniaques, même jeunes, ne sont pas des "bisounours"! Ce sont soit des pervers sadiques soit des malades. Essayez de raisonner un schizophrène, même non violent, et revenez en parler! (J'ai l'exemple dans ma famille, c'est rock'n roll).